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Jeudi 28 août 2008
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Chronique n°4 du 19 janvier 2007

 

 

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Bienvenue pour ce 4ème volet de la rubrique consacrée à l'ENM.

Je tiens avant tout à vous souhaiter, à toutes et tous, une année pleine de bonheur et de réussite.

Après plus de 4 mois d’interruption, je vous retrouve pour vous conter la suite de mon aventure à l’Ecole Nationale de la Météorologie.
Pour ce premier épisode de l’année 2006-2007, je vous propose de revenir sur la fin de l’année précédente, puis d’enchaîner avec cette nouvelle année scolaire qui tient déjà toutes ses promesses.


Chaud devant ! Chaud !

Flash-back…
Nous voilà entrés dans le mois de juillet. Les organismes des petits TSE1 ne sont pas ménagés, tant par les semaines qui sont chargées, que par la canicule qui bat son plein. 35, 36, voire même 37°C sous abri. Voilà qui a de quoi offrir quelques suées au breton que je suis. Mais, la perspective des vacances m’offre une lueur d’espoir pour échapper à cette fournaise.

Comme pour me rappeler que la mer est loin, trop loin, voilà que commence le cours d’océanographie en compagnie de Didier Wisdorff. Ce cours, durant une vingtaine d’heures, a pour but de nous fournir quelques connaissances générales en océanographie, des courants aux marées, de la salinité de l’eau de mer à ses propriétés thermiques, sans oublier les similitudes et connexions entre océans et atmosphère.

A la mi-juin, c’est le cours de météorologie tropicale (« météo trop’ » pour les intimes) qui débute. 19 heures avec Florent Beucher pour apprendre les grands mécanismes qui gouvernent la météorologie aux latitudes tropicales. Probablement un des cours que j’ai préféré au cours de cette première année. Celui-ci est ponctué par un TP de 3 heures consistant à réaliser une analyse sur le domaine Nord-Africain.

Alors que dans le même temps les cours de géographie se poursuivent et s’achèvent, nous disposons d’un cours de télécommunications, assuré par Gilles Perret. Ce cours se divise essentiellement en 2 parties. La première partie décrit les principes généraux de fonctionnement des télécommunications et différents types de réseau, alors que la seconde décrit les réseaux utilisés pour transmettre les données météorologiques du niveau mondial au niveau local. L’ensemble occupe un volume d’une douzaine d’heures.

Quelques cours d’une durée très réduite viennent compléter cette fin d’année, avec notamment quelques heures de météorologie satellitaire (venant compléter celles du début d’année), un cours sur les bases de données, un cours sur la validation de données (consistant à vérifier la cohérence des données d’observation), et enfin, un cours sur le radiosondage.

Les vacances sont programmées le 21 juillet. Mais avant cela, il y a un dernier effort à fournir…


Tests

Effectivement, avec l’arrivée des vacances, beaucoup de cours prennent fin. Or, la majorité des cours sont ponctués d’une évaluation. Cette dernière a pour but de s’assurer que la formation se passe bien. Ainsi, les tests se sont enchaînés au cours du mois de juillet.
Certaines matières plus importantes comme la physique de l’atmosphère, l’observation, mesures et capteurs (etc.), ont fait l’objet de plusieurs tests. Concernant ces matières principales, il est demandé d’avoir au moins 12/20 de moyenne. Par ailleurs, à l’issue des 2 ans de formation, il est nécessaire d’avoir 12 de moyenne générale pour obtenir le diplôme.
Chaque test consiste en une épreuve écrite reprenant des points essentiels du cours.
A partir des notes obtenues, un classement est réalisé. Celui-ci définira l’ordre de priorité pour le choix des postes en sortie d’école.


Et c’est reparti !

Après 5 semaines de vacances bien méritées, nous voilà de retour à Toulouse pour entamer (déjà !) notre deuxième année à l’ENM. Les nouvelles promotions rejoignent l’école 2 semaines après notre rentrée. Concernant les TSE, c’est une promotion relativement consistante une nouvelle fois (une trentaine d’élèves) qui prend place. L’intégration des nouveaux arrivants se passe pour le mieux. Je retrouve là quelques passionnés rencontrés sur le net, et notamment sur Infoclimat.

Cette deuxième année qui se profile devant nous s’annonce bien plus pratique que la première, qui elle a pour objectif de poser les bases théoriques essentiellement.
Toutefois, les 3 premières semaines sont dans la lignée de celles qui ont précédé les vacances estivales. En effet, nous assistons à des cours de « macro Excel », de Powerpoint, de génie logiciel mais aussi d’analyse/prévision, histoire de se remettre dans le bain. Nous assistons également à un cours sur le « Kiosque », outil qui permet d’accéder aux différents bulletins par téléphone.

C’est donc au bout de 3 semaines que commence véritablement la pratique, avec le démarrage de la première phase d’ateliers. Ces ateliers abordent 5 domaines et vont nous occuper pendant 6 semaines.

Le premier domaine est celui de l’informatique. Il s’agit ici de réaliser un projet informatique en binôme. Ce projet consiste à analyser et concevoir un logiciel en langage Pascal, ainsi qu’à produire le dossier d’analyse, de conception et du manuel utilisateur. Il s’agit donc de réaliser un programme du début à la fin. Les sujets sont divers et variés : jeux de bataille navale ou de Puissance4, programme de gestion d’emprunts de livres ou de simulation de trajectoires de planètes.
Moi et mon binôme avons choisi le jeu auquel nous avons tous joué au cours de notre enfance (voire un peu plus), à savoir Puissance4. Et bien ce n’est pas pour autant un jeu d’enfant !
Une cinquantaine d’heures au total sont prévues dans l’emploi du temps pour réaliser notre « petit » programme. Mais, inutile de vous dire qu’il en faut pas loin du double pour pouvoir réaliser quelque chose qui tienne la route.

Cette période d’ateliers est également largement occupée par les vacations d’observation. Chaque vacation dure 3h30 et se déroule dans la tour d’observation. Au total, ce sont une dizaine de vacations qui nous attendent. L’objectif est ici de simuler le travail d’une station d’observation du réseau synoptique et aéronautique.
Ce travail d’observation s’effectue grâce au CAOBS (CAlculateur  d’OBServations). A chaque heure, ainsi qu’à chaque fois que les conditions changent significativement, nous effectuons un tour d’observation (détermination des nuages, de leur nébulosité, de leur hauteur, estimation de la visibilité, codage du temps présent). Afin de nous familiariser avec le codage, nous rédigeons les messages SYNOP, METAR, mais aussi SPECI et SPECIAL, manuellement. Enfin, nous avons pour tâche de remplir le carnet d’observation.
L’activité d’observateur est très étroitement dépendante du ciel. Ainsi, les premières vacations ont été très agitées (passage d’un grain, ciel de traîne), alors que les dernières se sont déroulées sous un soleil radieux.

Viennent ensuite les vacations d’analyse/prévision. Elles occupent une durée de 6h et sont au nombre de 6. Parmi ces 6 vacations, 3 d’entre elles sont ponctuées par un briefing devant le reste du groupe. Il existe 3 types d’ateliers d’analyse/prévision que nous occupons tous 2 fois et à tour de rôle:
- atelier « analyse » : le travail consiste à réaliser un Anasyg sur le domaine Europe-Atlantique, 3 tracés de TH (tracés des isobares et des fronts sur une carte d’observations centrée sur l’Europe de l’Ouest) et un tracé de la masse d’air (repérage des différentes masses d’air sur l’Europe de l’Ouest à partir des radiosondages).
Le briefing vise à présenter l’Anasyg.
- atelier « prévison » : ici, il faut réaliser un Anasyg et un Presyg sur le domaine Europe-Atlantique. Le briefing consister à présenter le Presyg.
- atelier « région » : au cours de cet atelier, on nous demande d’effectuer une présentation de la situation du jour en une dizaine de minutes, en se concentrant essentiellement sur la France , et de réaliser 3 tracés de TH centrés sur la France. Par la suite, nous choisissons un département pour lequel nous analysons le radiosondage (à défaut le radiosondage le plus proche) et réalisons un bulletin kiosque sur le temps observé sur le département. Enfin, nous effectuons une « nébul technique observée » sur la France. Ce document présente le temps observé et s’apparente aux cartes de prévisions météorologiques que l’on peut voir dans les médias, sauf qu’ici la représentation se veut un peu plus technique. Le briefing est une présentation du radiosondage et de la « nébul technique ».

Ces 3 domaines sont ceux qui occupent la majeure partie de notre temps qu cours de ces 6 semaines. Les 2 autres domaines sont ceux des techniques et de la communication orales.

Les ateliers de communication orale sont répartis sur 14 heures au total. Ils s’orientent essentiellement autour de jeux sur la communication. L’un d’eux notamment, consiste à jouer le rôle d’interviewer et d’interviewé face à une caméra. J’avoue que j’avais pas mal de réticences (comme beaucoup d’autres d’ailleurs) avant de commencer ces ateliers. Force m’est de constater qu’ils sont forts intéressants.

L’atelier média, qui se déroule sur une seule vacation de 4h30, vise à maîtriser les techniques de rédaction et d’enregistrement des bulletins kiosques, et ce afin de réaliser des bulletins clairs pour l’auditeur. Ce travail s’effectue en compagnie d’une journaliste de télévision.

Le bilan de cette phase d’atelier est excellent en ce qui me concerne. Beaucoup de travail, des journées assez éprouvantes, mais vraiment très intéressantes. Il faut dire que c’est la première fois dans ma scolarité toute entière que j’ai l’occasion d’aborder la pratique de manière aussi intense.


Au retour des vacances de la Toussaint , c’est de nouveau une phase « théorique » qui prend place avec l’apparition de nouveaux cours et de nombreuses conférences.
Ainsi, nous assistons à un cours sur la pollution atmosphérique, des conférences sur l’hydrologie, la Direction des Développements et des Services Régionaux, le Secrétariat Général, la Direction des Ressources Humaines, la démarche et l’approche commerciale à Météo France, le site Internet de Météo France, le contrôle des modèles et enfin EUMETNET. Un cours de technique de vente nous est également proposé.

Par ailleurs, 3 matières au volume horaire plus conséquent nous ont occupé durant ces 2 mois.

Il s’agit tout d’abord du cours d’assistance marine, en compagnie de Didier Wisdorff. Ici, on aborde l’organisation de la prévision marine au sein de Météo France, les produits disponibles, la diffusion des informations et les outils à disposition des prévisionnistes. Le cours est agrémenté de quelques exemples tels que la Route du Rhum ou encore le naufrage du Prestige.
Ensuite, vient le cours d’agrométéorologie dispensé par David Marchal. Les thèmes abordés au cours des 27 heures que compte cet enseignement sont le bilan d’énergie, la technique des sommes de températures pour le calcul du développement des plantes, le gel, le cycle de l’eau, l’évapotranspiration, le bilan hydrique, les calamités atmosphériques et les phytopathologies.
Enfin, vient le cours d’assistance aéronautique. 42 heures de cours au total assurées pour la majeure partie par Franck Pithois. On parle notamment de l’environnement de l’usager, les phénomènes dangereux pour l’aéronautique (givrage, turbulences, orages…), les différents documents produits (cartes TEMSI…) ainsi que les messages diffusés (METAR, TAF, TEND…).


Ces premiers mois ont également été marqués par quelques sorties. Des sorties au programme bien alléchant, mais la météo a joué les troubles fête. Un comble me direz-vous ! Voici le résumé de cette belle trilogie :

- Quand le ciel en a décidé autrement : Episode I
La première sortie se déroulait sur 2 jours. Au programme, montée au Pic du Midi et visite du CDM de Tarbes le premier, puis visite de la Direction Interrégionale de Bordeaux. Malheureusement, le ciel avait décidé que nous ne monterions pas au pic. Le vent soufflait à près de 100 km/h au sommet et nous avons été condamnés à rester à la Mongie.

- Quand le ciel en a décidé autrement : Episode II
La seconde sortie se déroulait sur une seule journée au Cap d’Agde. Partis avec des rêves de tour du monde à la voile, nous sommes revenus avec un tour du port.
Impossible d’aller plus loin que l’avant-port, le vent soufflait à près de 100 km/h une nouvelle fois et la mer était particulièrement démontée.

- Quand le ciel en a décidé autrement : Episode III
Troisième sortie au programme : le vol VRF. Cette sortie était étalée sur 3 après-midi. Effectivement, il est difficile de faire voler une quarantaine d’élèves alors que le pilote ne peut embarquer que 3 élèves par vol. Les conditions pour le vol VFR sont assez restrictives. Ainsi, 2 après-midi vols ont été annulés pour cause de mauvais temps. Mais, l’aérodrome étant proche (Muret), le report était facilement réalisable. Finalement, tout le monde a pu voler.

Suite au succès rencontré par la trilogie, l'auteur du best-seller se pose des questions quant à la publication d’un quatrième volet. Quelques rumeurs font croire que ce dernier épisode se passerait de nouveau dans les Pyrénées, dans le cadre d’une sortie nivologie… sans neige !


Voilà tout pour cette fois !
Merci aux courageux qui sont arrivés au bout J
J’espère vous retrouver prochainement.

@ bientôt.
Tony.


contact: TonyLB22-@-free.fr (enlever les "-" autour du "@")

 

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