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De retour de Majorque, le survol des Pyrénées - ici des lacs de Colomers (en bas)et de Montardo dominés par le massif de Bésiberi (au milieu de l'image)- est une expérience esthétique particulièrement émouvante. La chaîne centrale se dévoile dans toute sa majesté avant de descendre vers Toulouse.
Le point culminant des Pyrénées, le pic d'Anéto (3404 m) se livre sans ambages au météorophile dérouté aux 3/4 haut de l'image avec des pentes de neige bien marquées.
Comment ne pas éprouver une stupéfaction totale devant ce survol de la Terre ? Comment ne pas jubiler devant cette fallacieuse et incroyable impression d'être telles des divinités, capable de toiser le monde d'en-bas tellement inaccessible lorsqu'on l'appréhende depuis le sol, notre site naturel?
Ce vertige des hauteurs est le syndrome d'Icare et mes congénères assis dans la cabine de l'avion ignore ce spectacle fantastique qui fait de nous les témoins vivants de notre propre insignifiance, évoluant dans l'espace inhabité du ciel.
L'intuition de notre propre vacuité n'est jamais loin lorsqu'on assiste à cette traversée à 6000 m d'altitude ; une intuition que beaucoup ensevelissent dans un affairement qui en dit long sur notre faculté à penser notre pauvre condition d'éphémère.
Portez-vous bien.
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