L'essentiel





Cet événement a débuté le
jeudi 17 janvier 1929 et s'est terminé le lundi 11 mars 1929.
Il est classé comme événement
mémorable et a eu lieu
dans toute la France.
Il a été classé dans
les catégories froid, froid inhabituel, gelées tardives, épisode neigeux et épisode neigeux tardif et nous avons 268 valeurs qui y sont rattachées.
début Février 1929, un puissant AS (anticyclone scandinave) bloque la circulation atlantique habituelle courante en cette saison sur l'Europe de l'ouest. un anticyclone sibérien de l'est très puissant occupe également la Russie de l'est jusqu'à l'arctique. Les masses d'air froides se situent au niveau de la Russie et proche du Groenland. une première pulsion froide amène une masse d'air glaciale aux latitudes méridiennes et vers l'ouest : la force d'advection étant trop faible, cette masse d'air avorte jusqu'en Italie et la France évite de justesse le pire, du 2 au 3 Février. Toutefois les températures ont des allures de vague de froid. Rien d'inhabituel pour l'époque : il faut dire que la France se relève à peine d'une vague de froid remarquable entre les 2 et 17 janvier 1929 qui elle-même eu lieue dans un ensemble d'hiver très rigoureux sur toute l'Europe, le plus important depuis 1895. Alors que l'anticyclone sibérien s'effondre une masse d'air circule depuis l'océan arctique et descend sur l'Eurasie en dessous de l'AS toujours relativement stable sur le long terme. cette masse d'air est plus haute en latitude ce qui lui permet à contrario de la première offensive polaire, de n'être pas réchauffé et ralentit par la méditerranée. Celle-ci est très froide, plus que la précédente : (-24 la première -30 la seconde, à 1500 m) ainsi du 7 au 10 février cette masse d'air circule sur l'Europe de l'est puis l'Europe centrale. le 10 Février, avec un rail dépressionnaire contournant le blocage partant du labrador longeant le Groenland puis la mer arctique et nord Scandinavie une dépression se décroche depuis l'Islande et arrive sur la France... Elle attire par advection l'air froid proche de notre frontière... Cette dépression est rapidement relayée par une seconde venue de ce rail le 11 Février (cette fois-ci décrochage plus prématuré proche de l'Irlande)conséquences immédiate : la masse d'air est advectée directement sur notre pays de manière exceptionnelle et la vague de froid arrive sur la même journée. cette offensive hivernale est aussi forte que celle du 2 ou 10 Février 1956, ce qui montre l'importance phénoménale de cet épisode. l'ITN (indicateur thermique national) bat des records jamais vu depuis le début des relevés avec un minimum de -11 °C. les autres records : Février 1956 (-10) Janvier 1985 (-9,9) janvier 1987 (-9,0). De manière générale pour notre pays c'est parfaitement historique. Par la suite du 14 au 15 Février l'influence partielle du courant atlantique reprend le dessus, brisant les racines du blocage scandinaves, conséquences rapides, dépressions humides qui rentrent dans l'air froid, la neige est présente sur toutes les régions, en grande quantité. un AS continental (racines aux Balkans) se forme rapidement à partir du 16 février. ce même anticyclone prend ses racines par la suite vers la France autour du 20 Février, se situant donc vers un flux plus doux, la vague de froid s'arête à 10 jours cumulés. La vague de froid de Février 1929 est de manière générale en indice de sévérité (surface, durée intensité minimale) de la même catégorie que la vague de froid de l'abbé pierre. Se situant donc en la 16ème plus sévère depuis 1901.
Pourquoi cet événement est-il classé « mémorable » ?
cette vague de froid est mémorable car : à l'échelle nationale plus forte que Février 1956 et Janvier 1985 ce qui est extrêmement rare, étant des références en la matière. En raison de la neige très présente durant cet épisode et d'un froid piquant durable (bien que la vague de froid en question fut plus courte que Février 1956 ou Janvier 1985 et 1987) c'est surtout l'ITN (indicateur thermique national) : la moyenne des températures sur le territoire est de -11 °C, du jamais vu depuis le début des relevés. De manière générale à son époque il s'agit en intensité immédiate moyenne (sans compter la durabilité) de la vague de froid la plus forte depuis Février 1895 au moins. cela est largement suffisant pour qualifier cet évènement de mémorable tant il dépasse en intensité simple les grades autres références du 20ème siècle et rivalisent avec celle du siècle dernier (1830, 1845, 1879 et autres...)